Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
ÉGLISE. CULTURE. NUMÉRIQUE.

Théologie et culture

15 Janvier 2026, 07:00am

Publié par Henri Bacher

Toute religion, toute spiritualité est intimement liée à la culture. Même si la culture prétend n'avoir aucune relation avec une religion ou fait tout pour ne pas en avoir, elle va toujours épouser, souvent d'une manière inconsciente, un fonctionnement qui s'inspire du religieux. Notre thèse de travail, c'est de partir du jardin d'Eden qui contient l'ADN du religieux, résumé par le verset qui stipule que Dieu a mis dans chaque personne sa Pensée (Ecclésiaste 3:11). Comment va-t-on donc diffuser cette Pensée ?

Petite mise au point au sujet de l'auteur de ce post. Il ne se présente ni comme philosophe, ni comme théologien. Il visualise une pensée à connotation philosophique et théologique, mais la traite plutôt sous l'angle socioculturel.

Quel est cet ADN ?
Notre problème principal, c'est que la culture de l'école républicaine nous a enseigné, jusqu'à l'outrance, la manière de penser en partant de la notion de séparation. Séparer, disséquer, pour mieux comprendre la réalité, sans vraiment essayer de saisir le sens de notre réalité terrestre, telle qu'elle est, en partant de l'aspect global. On peut, en observant un coucher de soleil, disséquer scientifiquement la manière dont ce coucher se déploie, mais on peut aussi l'interpréter selon Genèse 1:5 : « Il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour. » Pour la Bible, le coucher du soleil est surtout le marquage du temps, la fin d'un jour et le début d'un autre, notamment pour le sabbat et les fêtes. Le jour biblique commence au soir.

Le Paradis d'avant la Chute contient, en condensé, en résumé, tous les aspects pour rendre heureux les humains.

Abondance, sécurité, beauté, harmonie, sans peur de l'avenir, amour entre les humains, avec en cerise sur le gâteau une porte de sortie, que nous visualisons en vert. Adam et Ève avaient la liberté de se tailler. Ils n'étaient pas prisonniers. Dans leur univers paradisiaque, Dieu s'y promenait (Genèse 1:8), non en potentat, mais comme un Père qui va visiter ses enfants, au coucher du soleil.

Dans la mémoire collective, dans l'inconscient reste toujours ce pan de paradis, caché dans un coin de notre mémoire. Ce que la Bible appelle « Pensée de l'éternité ».

Toute culture, depuis la nuit des temps, véhicule avec elle l'ADN du paradis. 
Les humains, jusque dans la post-modernité, ont dealer avec cet ADN. Bien sûr, les philosophes ont essayé de l'acculturer, de le « philosopher », les politiques l'ont « politisé », les prêtres de tout poil l'ont réduit en bouillie religieuse. Cette tendance de faire fonctionner l'ADN du paradis, sans nommer son origine, pour promouvoir ses propres objectifs philosophiques, religieux, politiques est la grande tendance de notre monde. Le mot « liberté » gardé sur chaque image en liséré vert est sûrement le mot le plus utilisé dans tous les domaines.
S'y ajoutent des politiques qui se prennent pour les garants de la liberté et de sa promotion, des journalistes qui défendent la liberté d'expression, des politiques et des humanistes qui défendent la liberté de mettre fin à ses jours, d'avorter, de changer de sexe, etc.

Le Dieu du paradis donne l'impression qu'il ne se promène plus parmi nous. Détrompez-vous, il s'y promène d'une manière incognito, cherchant des humains qui continuent à personnifier l'ADN du paradis. Le rendre visible, concret, palpable. Et non pas diffuser un « fake-ADN ».

Les cultures depuis la nuit des temps, ou plutôt depuis le premier coucher du soleil, se succèdent, s'inspirant, souvent sans le vouloir et sans le savoir, de l'ADN du paradis. De toute façon, il est très difficile de connaître son ADN et la plupart du temps on préfère l'ignorer. Même si l'ADN nous sert de tremplin, nous ne sommes pas des robots. L'ADN est composé de facultés intellectuelles, émotionnelles, spirituelles, mais c'est à nous de les faire fructifier. Les différentes spiritualités qui ont essayé de faire fructifier leur ADN édénique ont été obligées de l'accommoder à leur contexte culturel.

Le principe fondamental hérité du paradis, c'est un univers en expansion, pas seulement du point de vue cosmique. L'IA nous propulse dans une nouvelle réalité culturelle, au même titre que l'invention des lettres mobiles de l'imprimerie par Gutenberg en 1450. Les leviers technologiques dans les cultures ont toujours opéré d'une manière expansionnelle. En même temps, la précédente culture se fait manger par la suivante, comme celle de l'écriture par la culture numérique. C'est ça qui sera le grand remplacement.

Conclusion
Le principe ADN qui domine dans le paradis, c'est la liberté. Il n'y a pas de spiritualités, de politiques, de philosophies, de cultures qui valent la peine d'être diffusées sans l'adjonction de la liberté. Nous avons souvent dans nos communautés chrétiennes la mentalité du colonisateur et non du porteur de la flamme de la liberté. La liberté qui offre d'entrer dans un paradis en expansion éternelle et non dans la cage de l'enfer chauffée à blanc. Dieu cherche des adorateurs qui ont eu la liberté de le choisir librement. C'est le gage de l'amour.

Commenter cet article