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ÉGLISE. CULTURE. NUMÉRIQUE.

L'univers tourne vraiment, mais aussi nos théologies

7 Août 2025, 06:00am

Publié par Henri Bacher

Comment prendre en compte les découvertes en astrophysique pour dynamiser certains de nos concepts théologiques ? Ne vous attendez pas à une approche scientifique ou académique, dont je ne serais pas capable vu mon niveau éducationnel (Bac-2). Je fonctionne comme un artiste qui tire des paraboles de ce qu'il voit ou comprend avec son cerveau droit.

 

Tout tourne !
On l'a bien compris avec les astres comme le soleil et la terre et le reste de l'univers observable. Dans ce post, nous allons partir du constat que tout est mouvement : nous sommes dans un univers en mouvement. Le problème, c'est que théologiquement, comme nous sommes enchaînés à la culture de l'écrit, nous ne mettons en mouvement que nos pensées. Le théologien scripturaire est assis devant un texte à lire et à étudier. Imaginez un Christ qui passerait son temps à la synagogue en train d'éplucher la Torah. Il était en mouvement continu dans son univers culturel et géographique. Les premiers évangélistes dont on raconte les initiatives dans les Actes des Apôtres étaient de grands voyageurs, pas seulement sur le terrain, mais aussi au contact avec d'autres cultures. Ils étaient en mouvement constant. Se laissant interpeler comme l'apôtre Paul à Athènes (Actes 17:17). Il était dans un des « points chauds » de son époque.

Vérité contre Mouvement
Le grand combat des évangéliques classiques, c'est la défense de la Vérité. Elle a été «doctrinisée», gravée dans le marbre. Quelque part, elle a aussi été transformée en icône, intouchable. Je ne conteste pas la Vérité en soi. Elle existe, mais acceptons que nous ne pouvons pas la comprendre rien qu'avec un texte qu'on a aussi idolâtré. Un texte, comme d'ailleurs une image, ne peut définir qu'un contour, mais ne peut jamais rendre compte complètement de la réalité. Un peu comme le marquage lors d'un accident de la route.

Le mouvement est d'essence divine et il se reflète dans pas mal de réalités spirituelles dont parle la Bible: le Christ est descendu sur terre, un mouvement essentiel, appelé incarnation. Il est monté au ciel et il reviendra à la fin des temps. Le Saint-Esprit est descendu sur les humains.

Lorsque le mouvement cesse, s'arrête, c'est la mort. C'est le drame de la croix. Pourtant, Dieu a accepté, pour nous sauver, un temps d'arrêter le mouvement de la vie, pour remettre en mouvement celle-ci, à la résurrection du Christ. Depuis ce temps-là, nous adorons un Dieu en mouvement et qui nous demande de nous mouvoir. Lorsqu'il nous appelle à le suivre, il nous dit «mets-toi en mouvement vers l'éternité avec moi».


Une esquisse d'une théologie du mouvement
(rappelez-vous, ce que je vous ai dit au début du post: je ne suis qu'un artiste qui va donc condenser ses intuitions sous forme d'une image créé avec l'IA)

O Première intuition
Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit est un DIEU unique en mouvement.
O Deuxième intuition
Si Dieu est mouvement, il nous entraîne dans une ascension vers le point culminant où on va le rencontrer face à face dans l'éternité.
O Troisième intuition
Être sauvé veut dire se laisser aspirer, entraîner dans le sillage du Christ. Les 12 disciples du Christ ne sont pas entrés dans le sillage d'un Sauveur sur la base de la conviction d'être pécheurs. Le péché, c'est de ne pas entrer dans le sillage du Christ. Les péchés, ce sont tout ce qui alourdit notre mouvement pour «s'envoler» librement et sereinement vers ce point culminant. Se sanctifier, c'est se délester d'un poids que Dieu ne nous demande pas de porter.
Ne seront pas sauvées les personnes qui resteront en dehors de ce « cône aspirateur ».
O Quatrième intuition
Toutes ces personnes qui entrent dans ce mouvement «centrifuge» ne portent aucune valise, aucun sac à dos où elles stockeraient leurs bonnes œuvres.
O Cinquième intuition
Ces chrétiens ne portent aucun «uniforme» spécifique imposé, par exemple, par une dénomination religieuse. Chacun s'engage à la suite du Christ qui est monté au ciel avant nous dans son costume humain et culturel.

L'appel à la conversion
Notre culture numérique est pétrie de mouvements de toutes sortes, ne serait-ce qu'avec les clips vidéos, les shuffle dance. Toute la communication culturelle est liée au mouvement, même nos pages web d'église sont animées par des émoticônes animées. C'est donc beaucoup plus facile de formuler l'appel à la conversion comme une invitation à entrer dans un mouvement qui nous aspire vers un but éternel. Remarquez aussi qu'appeler à la conversion dans un contexte d'église où tout le monde est assis en rang d'oignons sans jamais bouger, les yeux fermés dans une attitude béate, n'incite pas à prendre au sérieux nos appels froids et intellectuels.

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